L’endométriose : parlons-en !

Santé | lundi 05 mars 2018

Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose

Bien qu’elle concerne près de trois millions de femmes en France, l’endométriose est encore largement méconnue et souvent mal diagnostiquée. Le Centre municipal de santé (CMS) renseigne et conseille les patientes dans le besoins d’informations et les oriente dans la prise en charge de cette maladie.

Qu'est-ce que l’endométriose ?

Maladie chronique, l’endométriose se caractérise par la présence de tissu endométrial (ou tissu utérin) en dehors de la cavité utérine.
Une localisation anormale qui se manifeste par des lésions pouvant atteindre, outre les ovaires, d’autres organes tels que la vessie ou le côlon. On estime que 10 à 20 % des femmes sont concernées par cette pathologie douloureuse, qui a des incidences sur la vie quotidienne et augmente le risque d’infertilité.

Une maladie longtemps ignorée

La récente médiatisation de l’endométriose, notamment par la voix de personnalités comme la comédienne Laetitia Milot qui a choisi de s’exprimer sur sa maladie et sa difficulté à tomber enceinte, a permis de lever les tabous qui l’entourent. « Les règles douloureuses, on a tendance à dire que c’est normal. Mais quand ces douleurs empêchent d’aller en cours ou au travail, ça n’a rien de normal », explique Élodie Cornet, infirmière au CMS qui constate qu’on a longtemps minimisé la douleur des femmes. « On leur dit qu’elles sont douillettes et on leur suggère de prendre un Doliprane ! »

Des symptômes difficiles à supporter

Les douleurs pelviennes sont en effet le principal symptôme de l’endométriose. « Elles sont parfois telles que pendant deux jours, on est incapable de sortir de son lit et de vivre normalement », raconte l’infirmière. Les rapports sexuels douloureux peuvent également constituer un symptôme, tout comme l’extrême fatigue. « Selon leur localisation, les lésions peuvent aussi avoir des effets digestifs ou sur le système urinaire ».

Pour proposer aux patientes une prise en charge adaptée, Élodie Cornet a décidé de suivre avec un médecin du CMS la formation organisée chaque année par l’association Resendo, qui dépend de l’hôpital Saint-Joseph.

Mieux écouter pour mieux soigner

« Il est essentiel de s’adresser à un professionnel de santé connaissant la maladie, qui saura prescrire les bons examens et surtout lire les résultats ». Si la maladie débute avec les premières règles et ne cesse qu’avec la ménopause, certains traitements médicaux (hormonaux ou antalgiques) ou chirurgicaux permettent en effet de limiter son évolution et ses effets sur l’infertilité. « Sur la douleur au quotidien, l’acupuncture, l’ostéopathie ou l’homéopathie peuvent aussi produire des résultats intéressants », précise l’infirmière.
Autant de solutions qui passent avant tout par le bon diagnostic.

Une journée d'information au CMS

A l’occasion de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose du 5 au 11 mars 2018, Montrouge s’engage et propose une journée d’information le mercredi 7 mars au Centre Municipal de Santé, autour de cette maladie qui touche une femme sur 10 en âge de procréer.

A cette occasion vous pouvez rencontrer gratuitement tout au long de la journée une infirmière formée et sensibilisée sur cette pathologie qui accueillera les personnes souhaitant s’informer ou échanger à ce sujet.

Des entretiens gratuits avec une infirmière sont également proposés en complément des suivis gynécologiques tout au long de l’année sur rendez-vous au 01 46 12 74 09.

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